Notre corps est une merveille d’architecture biologique, et les nerfs ne font pas exception. Ils assurent la transmission des informations sensitives et motrices et suivent, pour la plupart, des trajets anatomiques relativement protégés.
Pas un jour ne passe sans qu’un patient ne se présente avec un « nerf bloqué ». Certes, un nerf peut être comprimé, irrité, ou soumis à une inflammation locale, mais il ne se « bloque » généralement pas comme on pourrait bloquer un câble dans une articulation.
Le ressenti peut varier mais est généralement bien spécifique : une douleur fulgurante, positionnelle (augmentée dans certaines positions, diminuées dans d’autres), souvent constante, et sans diminution marquée à la prise d’anti-inflammatoires ou anti-douleurs de grade 1 ou 2. C’est typiquement ce qu’on observe en cas de hernie discale ou de sténose foraminale sévère.
Dans la grande majorité des cas, il s’agit plutôt d’un problème musculo-tendineux, éventuellement accompagné d’un “impingement” (ou “conflit”). Ici, le nerf est principalement mis en inconfort par des contraintes musculaires ou oedémateuses. Le symptôme principal est une douleur sourde, activée par certains mouvements, qui réagit bien aux traitements médicamenteux courants. Elle peut elle aussi irradier et donner l’impression qu’un nerf est impliqué.
Dans les cas déjà bien installés, on observe un réveil nocturne en milieu de nuit, lors du pic inflammatoire physiologique, signe qu’il est plus que temps de consulter !
LE MYTHE DU “NERF BLOQUE”
Cet article vous parle ?
Prenez rendez-vous pour une première consultation et parlons ensemble de votre situation.
Prendre rendez-vous← Article précédent
Nouvelle version du site